Mise à jour le Dimanche, 01 Août 2010 00:04 Écrit par Martin Boivin
L'ART DE LA HAINE TRANSCENDÉE
Il peut parfois naître d'un sentiment aussi vaste que celui de la haine, une inspiration d'une puissance effrayante. La musique métal est un bel exemple de cette haine transcendée dans l'art. Cette violence assumée, autant par l'auditeur, que par le créateur, offre un défoulement, presque thérapeutique. Aaron Spectre doit être un homme guéri tant son projet DRUMCORPS respire la brutalité. Une dose d'adrénaline qui pousse la violence musicale avec une extrême précision, un sens méticuleux du grotesque. L'unique album de DRUMCORPS, GRIST, à remporté un prix au Prix Ars Electronica en 2007. Parmi les artistes couronnées par cette prestigieuse cérémonie, on peut compter Aphex Twin et Chris Cunningham, deux artistes qui n'ont pas de leçon à prendre concernant l'art perturbant. La sonorité de DRUMCORPS est un croisement entre Slayer, Venetian Snares et Otto Von Schirach. De la musique qui déchire.
Ce qui caractérise la musique de DRUMCORPS, c'est la rencontre entre l'électronique et le métal. Ce n'est pas tant la conjugaison des genres, mais plutôt l'efficacité de cette symbiose qui donne une forme unique a la strucrure avant-gardiste de l'ensemble. Il n'y a aucun doute que Aaron Spectre à étudié en détail les composantes du deat metal et les rythmiques saccadées de l'électronique pour en arriver à un album comme GRIST. Fort complexe, les pièces sont hardcore, mais ne manquent pas pour autant de subtilité. Il y a un souci du détail étonnant dans la façon avec laquelle le son a été traité. Le résultat est un carnage auditif. Une pulsion compulsive qui donne envie d'imploser. Les pièces semblent élastique; elles s'étirent, s'accélèrent puis ralentissent. La pièce Grist, dernière de l'album représente bien cette idée. Le métal devient grindcore puis se moule a un drum and bass essouflant. Une constante mutation qui évolue dans les ténèbres de l'angoisse qu'elle crée. Un album glauque, techniquement parfait. La violence à son plus exquis.
On ne peut se sentir coupable de jubiler devant tant d'agressivité, tant le résultat est rafraichissant. C'est thérapeutique comme défoulement. Faire attention aux tympans par contre. DRUMCORPS s'apprécie à dose tempéré.
6 Juillet 2010
ARC-EN-CIEL SONORE POUR BIPÈDES SENSIBLES
Imbibé par la grandiose beauté des mélodies colorées de Jaga Jazzist, un sourire se dessine sur mon visage. Leur musique est un jouissif croisement entre l'énergie frivole du jazz contemporain, les constructions électro propres au trip-hop et à l'IDM, ainsi que les montées émotionnelles du post-rock. Formation Norvégienne constitué de dix membres, ils travaillent sur une sonorité unique depuis 1994. Formé par les frères Lars et Martin Horntveth, principaux compositeurs, le groupe se démarque par l'utilisation des cuivres (trompette, trombone, tuba), d'une guitare électrique, d'une basse, d'une clarinette basse, d'un Fender Rhodes, d'un vibraphone, d'un drum, ainsi qu'une multitude d'instruments électroniques. Leurs influences varis entre Coltrane et Squarepusher en passant par Aphex Twin et Tortoise. C'est cet amalgame de sonorité qui donne à la formation un contraste aussi coloré. Il y a, en écoutant leurs disques une impression de tout entendre à la fois, comme une explosion magnifiquement bien contrôlée. Ils ont à leurs actifs cinq albums incluant le chef-d’œuvre A Livingroom Hush (2002), le très réussi The Stix (2003) ainsi que le plus rock What We Must (2005). Après s'être éclipsé pendant quatre ans, Jaga Jazzist reviennent en force avec One-Armed Bandits, un album haut en couleur et à fortes doses d'émotions.
Pour une raison qui m'échappe encore, la première écoute de One-Armed Bandits fût non-concluante. D'une oreille distraite, j’ai été victime de mes propres comparaisons. Avec Livingroom Hush constamment en tête, je ne désirais qu'entendre un retour à cette sonorité si particulière qui avait tant marqué mon amour du jazz et de l'électro. Je voulais les rythmes influencés par le drum and bass entrecroisant les mélodies typiquement jazz qui formait l'empreinte du groupe à une certaine époque. Heureusement, la musique va beaucoup plus loin que ça. Ils ne se contentent pas de répéter une recette (malgré qu'elle leurs va à merveilles). En fait, ces musiciens regorgent de créativité. Le genre évolue au fil de leurs créations. One-Armed Bandits se déguste avec une pleine concentration et une belle acceptation de cette évolution logique. Si la tangente plus rock de l'album précédent m'avait un peu refroidit, celle qui imprègne le dernier est tout simplement exquise. L'éclectisme de l'œuvre lui confère une variété d’éléments musicaux et culturels très précieuse. On entend des influences de rock progressif, avec de la musique du Moyen-Orient, le tout sous-pesé par de magnifique mélodie et un sens méticuleux de leur organisation à travers les pièces. L'ouverture de l'album en est un bel exemple. Le dernier morceau, l'épique Touch Of Evil est selon moi un tour de force en lui seul. Sombre, touchant, tout en finesse. Un bijou musical.
Les bipèdes ouverts d'esprits seront donc chavirés par ce cercle chromatique d'émotion qu'offre le dernier album de Jaga Jazzist. Une perle rare.
18 mai 2010
AU COEUR DE L'HYPNOSE
Bien enfoui dans mon imaginaire, les yeux clos, l'esprit ouvert, je prends le temps qu'il faut pour bien absorbé le dernier album de Ben Frost, BY THE THROAT. Artiste Australien laissant sa marque dans l'art contemporain autant au niveau visuel qu'en musique, mister Frost aime sculpter des ambiances sombres, froides et psychotiques. Dans ces œuvres visuelles, il utilise des influences du pop-art afin d'y intégrer des éléments sanglants et pornographiques. Le contenu du graphisme est généralement très percutant. Sa musique l'est tout autant.
Tout comme son titre l'indique, BY THE THROAT vous prends à la gorge du début à la fin, vous grugeant les nerfs incessamment. Les premières secondes nous font baignées dans une petite mélodie, sombre et répétitive, presque douce jusqu'au premier coup de basse. Celle-ci est brutalement accompagnée d'une distorsion évolutive qui vient alors nous aiguisé le tympan. Le voyage ne fait que débuter. Les sonorités glaciales de l'album rappellent les rafales d'une tempête de neige qui ne fait que s'intensifier au fur et à mesure que l'œuvre évolue. L'expérience est cinématique tant la sonorité globale est imagée. Son orchestration, subtile, originale et magnifiquement liées, nous fait entrer en transe. Bien que fort angoissantes, Frost fait ressortir des mélodies exquises, ajoutant une complexité à l'œuvre de par le contraste marqué, entre le beau et l'ignoble. Mon moment favori est celui où les chants de loups se mêlent à l'orchestration douce et mélancolique des violons. Les deux éléments se croisent de façon mélodieuse emmenant l'auditeur à s'émouvoir face à tant de complexité. L'autre moment fort implique encore du sampling de loup, mais cette fois-ci l'effet est terrifiant. Des grognements, chevauchés de basses distortionées donnant une impression cauchemardesque d'hallucination auditive. De toute beauté.
Bref, BY THE THROAT est un véritable voyage au cœur de l'hypnose, une expérience à saveur cinématique qui vous donnera froids dans le dos. Je le recommande aux gens qui aime l'art percutant.
-MB
LE SON DU VENTRE
L'excitation des spasmes qui sculpte ma silhouette ces temps-ci, est le résultat du jouissif «groove» véhiculé par le groupe vocale Bauchklang. Ce mot allemand signifie son du ventre, ce qui cadre parfaitement avec ces Autrichiens qui communique leur art de la façon la plus ancienne, soit par la voix.
D'abord les gars qui s'affairent au beat-box sont hallucinants par leurs précisions. Les rythmes sont vraiment bien découpés et ils évoluent de façon subtile et efficace. Mais c'est réellement quand le hip-hop rencontre la pop que le projet prend une tournure rafraichissante. Ne vous méprenez pas, je suis parfaitement au courant que cet amalgame existe depuis longtemps, mais à mon humble avis, aucun projet n'est arrivé a la cheville de ces fous du rythme. Les sons qu'ils génèrent ont une texture peu commune. Une musique qui rend joyeux, imprégnée de positif. Il n'y qu'a écouter la stimulante «Many People» de l'album du même nom sorti en 2005. Voici deux extraits vidéo afin de vous faire saliver un peu.
-MB
Mise à jour le Samedi, 22 Mai 2010 22:11 Écrit par Geneviève Chaton Mitsouko
22 Mai 2010
Oui ou Non?
M.I.A. prépare un album. Voici le single qui circule partout.
Ca te plais? Ca te décois? Oui, non, peut-être.....
G.G.
22 Mai 2010
"I'll break your heart to keep you far from where the danger stars"
Dernierement, j'ai découvert grâce au site internet du magazine Britannique NME des groupes et une chanson ; Stars de Warpaint . Dans les moments sombres, rien de mieux qu'une chanson atmosphérique à la Cat Power, The XX, Explosion in the sky pour apaisser l'ennuie.
Warpaint ont sortis dernièrement un EP qui a fais bonne impression dans le milieu.Ils sont présentement en studio et nous préparent un album pour l'automne. J'ai bien hâte d'entendre le tout! En attendant, voici le video. (De belles images, une atmosphère de gamine, des ralentis...)
G.G.
2 Mai 2010
The Bloody Beetroots
Parfois, il m'arrive de naviguer sur youtube.
J'aime bien tomber sur des videos que je n'ai jamais visionnés.
Ce soir, j'ai découvert par hasard un video des Bloody Beetroots,
(Cette formation italienne se consacre à la musique électronique et dance.)
Ils ont concocté depuis 2006 des morceaux electro assez éfficaces merci!!!
-GG
2 Mai 2010
The Radio Dept.
Une chanson que j'adore écouter ces temps-ci Heaven's on fire.
Nous la retrouvons sur leur dernier album Clinging to a scheme.
Cette formation d'origine Suédoise promets beaucoup pour l'été.
Un album à explorer au soleil avec un drink sous la main!
-GG
1 Mai 2010
5 albums a écouter!
1.Black Rebel Motorcycle Club: Beat the Devil's tatoo
2.David Byrne and the Fatboy Slim : Here lies love
3.Sharon Jones and The Dap-kings: I learned the hard way
4.Gonjasufi: A Sufi and A Killer
5.Mumfords & Sons: Sigh no more
Allez hop hop tu peux danser ou chanter!
-G.G.
25 Avril 2010
T______T
Il y a quelques mois, j'ai découvert un groupe vachement intéressant, Temper Trap. Je vous en parle, car à ma grande surprise, il est encore inconnus pour plusieurs. L'album Conditions est un vrai bonbon. Dès la première écoute, on craque.

Temper Trap se démarquent des groupes pop indie rock que nous connaissons tous. Depuis quelques années, il y a une émergence incroyable de petits bands indépendants qui se forment, mais tous sonnent de la même manière. On a besoin de nouveautés. À la recherche d'un son nouveau. Ces 4 petits Australiens réussissent! Un vent de fraîcheur qui nous provient de l'Australie.
Les mélodies sont accrocheuses et que dire de la voix du chanteur Dougy... Ooouf! Comment s'empêcher de claquer du pied en écoutant Fader? Impossible! Entre-mêlé de sons électroniques, des beats entrainant, on aime.
Voici deux videos qui vous permettrons de constater l'énergie et la mélodie que dégage Temper Trap :
-GG
22 Avril 2010
C'est le printemps. Les visages bêtes disparaissent et les sourires sont au rendez-vous.
Malgré les bourgeons qui s'éveillent et les oiseaux qui chantent, j'ai envie de sortir mon côté démoniaque.
Rien de mieux qu'un video de Gill Scott-Heron avec la chanson *Me and the Devil* pour accompagner mon état d'âme.
Un video magnifique! Le noir et blanc, on aime! La realisation est superbe. Une beat accrocheur. Des paroles simples, mais qui en disent longs.
-GG

















